Dr. Paul CIROTTEAU
Le mélanome a pour origine la transformation maligne des mélanocytes. Ce cancer cutané engage le pronostic vital par sa capacité à métastaser. Le mélanome pose un problème de santé publique en raison de son incidence en forte augmentation. Les études épidémiologiques montrent que le mélanome est la tumeur qui a le taux de croissance en termes d’incidence parmi les plus élevé en France, celle-ci double tous les 20 ans. L’analyse de la littérature montre qu’il existe des arguments forts pour inciter au diagnostic précoce du mélanome qui est le meilleur moyen de limiter le risque métastatique.
À l’issue de la formation, les professionnels seront capables de :
Professeur (Mme) SALMON Dominique
Environ deux millions de patients en France connaissent ou ont connu des symptômes persistants de la Covid-19. Bien que chez la plupart d'entre eux, ces symptômes finissent par s'atténuer dans les mois suivant l'infection initiale, plusieurs centaines de milliers demeurent affectés par des symptômes durables, présentant des degrés de gravité et de durée variés. Cette situation représente un défi significatif pour les médecins de première ligne, notamment les généralistes, confrontés à des symptômes souvent atypiques et déroutants. Malgré l'absence actuelle de traitement étiologique spécifique, une évaluation précise de chaque cas permet d'instaurer une prise en charge symptomatique, prouvant son efficacité dans de nombreuses situations.
La gestion de ces patients constitue ainsi un enjeu organisationnel majeur pour notre système de santé. Dans ce contexte, la Haute Autorité de Santé (HAS) et le ministère des Solidarités et de la Santé ont formulé des recommandations détaillées concernant la prise en charge et l'organisation des soins pour ces patients. Ces recommandations positionnent au cœur du dispositif les soins de ville, avec une attention particulière portée aux professionnels de santé tels que les gériatres, ainsi qu'au réseau qui les entoure, incluant des spécialistes, des kinésithérapeutes, des orthophonistes, entre autres. Pour la majorité des cas, cette prise en charge de proximité s'avère suffisante. Cependant, dans les situations plus complexes, un recours à des structures spécialisées peut s'avérer nécessaire. Ces organisations spécialisées doivent être en mesure d'apporter une réponse coordonnée et appropriée pour garantir un suivi optimal des patients affectés par les suites prolongées de la Covid-19.
Ce programme de formation a pour objectif d'enrichir les connaissances et les compétences pratiques des médecins généralistes concernant la compréhension de l’épidémiologie et la physiopathologie du Covid Long, ses différentes prises en charge et le suivi patient selon la complexité de la situation. Il abordera en détail divers aspects, incluant les méthodes d'évaluation, les stratégies de prise en charge clinique et paraclinique adaptées aux différents cas cliniques et aux tranches d'âge des patients, ainsi qu'aux degrés de complexité de chaque situation.
Professeur (M) FÉNICHEL Patrick
Il est de plus en plus établi, dans le contexte de ce qui peut être qualifié de "transition épidémiologique", que la montée en puissance des maladies chroniques, à l'origine des principaux fardeaux de morbidité et de mortalité dans nos sociétés, ne trouve pas son origine dans des facteurs génétiques (mutations germinales), mais résulte plutôt d'une complexe interaction entre les facteurs environnementaux et la prédisposition génétique (variants, polymorphismes).
Le concept de "l'exposome" englobe la totalité des expositions environnementales (pollution atmosphérique, radiations, UV, ondes électromagnétiques, polluants chimiques, nanoparticules, perturbateurs endocriniens, stress, traumatisme psychologique, précarité sociale, etc.) auxquelles un individu est soumis de sa conception à son décès (Wild C. et al. Cancer Epidemiology 2005). Ce concept aspire à dévoiler et à mieux appréhender les liens entre un organisme vivant, son environnement et le développement éventuel de pathologies chroniques. Parmi ces éléments environnementaux, les polluants chimiques suscitent une préoccupation croissante en matière de santé publique, du fait de leur production mondiale en constante augmentation et de leur persistance dans l'environnement naturel.
Ces polluants peuvent agir par différents mécanismes moléculaires, notamment à de faibles doses, en agissant en tant que perturbateurs endocriniens. Ils peuvent imiter, bloquer ou interférer avec la régulation hormonale et l'homéostasie. Ces perturbateurs endocriniens, omniprésents dans notre environnement quotidien (alimentation, eau, cosmétiques, produits d'entretien, mobilier, fumées de tabac ou industrielles, pesticides, etc.), peuvent influencer notre épigénome, particulièrement durant les phases critiques de plasticité (développement fœtal, post-partum, petite enfance, période péri-pubertaire, après le diagnostic d'un cancer, ou à un âge avancé). Ils peuvent également agir en tant que co-facteurs de risque pour le développement de diverses pathologies multiples, allant des malformations aux troubles neuro-développementaux, en passant par les problèmes de reproduction, de puberté, les affections allergiques et respiratoires, les pathologies métaboliques (obésité, diabète), l'inflammation de bas grade, différents types de cancer et les maladies neuro-dégénératives.
Attendre l'interdiction des substances par les commissions européennes, ou espérer que les scientifiques puissent détoxifier les centaines voire milliers de produits présents dans notre quotidien, semble illusoire ou pour le moins prématuré. En revanche, des études évaluant des programmes éducatifs, d'information et de prévention environnementale ont déjà démontré que des conseils pratiques simples concernant les habitudes de vie quotidiennes ont le potentiel de réduire l'exposition chronique et de minimiser les risques liés aux perturbateurs endocriniens. Diverses enquêtes nationales, dont une thèse de spécialisation en médecine générale à Nice, ont également montré que les professionnels de la santé (généralistes et pédiatres) sont fréquemment sollicités par leurs patients au sujet de ces questions. Cependant, ils sont souvent mal préparés à répondre de manière satisfaisante, en raison du manque d'une véritable formation universitaire. Ainsi, la question de la formation des professionnels de la santé dans le domaine de la prévention des perturbateurs endocriniens a été élevée au rang de priorité dans les récents plans nationaux de santé publique, ainsi que dans le quatrième plan national sur les perturbateurs endocriniens.
L'objectif fondamental de cette formation est d'enrichir et de perfectionner les connaissances pratiques et les compétences des praticiens en matière de prévention, d'identification et de gestion des pathologies liées aux facteurs environnementaux, avec une attention particulière portée aux individus les plus vulnérables et exposés.
À l’issue de formation, les participants auront approfondis leur connaissances sur les perturbateurs endocriniens et leur impact sur diverses pathologies chroniques. Ils seront aptes à identifier et évaluer les sources d'exposition, ainsi qu'à évaluer les risques sanitaires associés. Ils seront également en mesure de fournir des conseils pratiques adaptés, dans le respect des patients, sans stigmatisation ni contrainte.
De plus, cette expertise contribue à sensibiliser la population et à promouvoir des changements de comportement favorables à la santé, réduisant ainsi les risques potentiels associés à l'exposition à ces substances nocives.
Professeur (Mme) THIBAUT Florence
Le constat établi par Santé publique France révèle une réalité alarmante : 15 millions de Français sont des fumeurs, dont 12 millions de fumeurs quotidiens, représentant respectivement 27,4% des hommes et 21,7% des femmes. Parallèlement, un adulte français sur 5 déclare une consommation d'alcool dépassant les repères de consommation à moindre risque. Cette situation constitue un enjeu de santé publique majeur. La consommation de substances licites telles que le tabac, l'alcool, et d'autres produits similaires, pose un défi sociétal d'envergure. Les multiples facteurs de risque associés à ces addictions engendrent des conséquences sanitaires graves, nécessitant une compréhension approfondie de leurs mécanismes ainsi que l'adoption de stratégies de prévention et d'intervention adaptées. Dans ce contexte, une formation en ligne spécifique sur les addictions licites en France est développée dans le but de fournir des connaissances approfondies sur ces sujets. Cette formation ambitionne d'identifier les signes précurseurs, de proposer un soutien adéquat, et de promouvoir des approches préventives efficaces. Grâce à ce programme interactif, les participants auront l'opportunité d'acquérir des compétences précieuses pour accompagner les personnes touchées par ces addictions, participant ainsi activement à la lutte contre ce fléau majeur de santé publique
Ce programme de formation a pour objectif d'enrichir les connaissances et les compétences pratiques des médecins généralistes concernant le repérage, le diagnostic et la prise en charge des patients sujets à une ou plusieurs addictions licites. Il abordera en détail divers aspects, incluant les méthodes d'évaluation, les stratégies de prise en charge clinique et paraclinique adaptées aux différents cas cliniques et aux tranches d'âge des patients, ainsi qu'aux degrés de complexité de chaque situation.
Cette modalité de formation permet aux professionnel de santé en excercice, de pouvoir continuer à se former pour améliorer leurs compétences, s'adapter aux nouvelles recommandations dans le cadre de l'excercice de leur activité.